
Son petit nom est Penaeus japonicus en latin et Gambas en espagnol.
Elle nous arrive congelée du Brésil, Thaïlande et autres pays tropicaux producteurs.
Sauvage, elle est traditionnellement péchée sur les côtes de l’Indopacifique.
La crevette est arrivée comme un certain nombre d’espèces, en Méditerranée, après l’ouverture du Canal de Suez. C’est une espèce invasive ou lessepsienne (de Ferdinand de Lesseps). Elle a même supplanté l’espèce locale, la Caramote, sur les côtes du Proche Orient.
Son élevage se pratique depuis des siècles en Asie dans les étangs saumâtres ou dans les mangroves.
L’aquaculture de la crevette a débuté au Japon dans les années 1960. Les élevages intensifs en ferme ou en milieu semi naturel se sont développés dans de nombreux pays d’Asie, d’Amérique du Sud ainsi qu’en Australie, accompagnés de problèmes de déboisement de mangroves et de pollution par les effluents des bassins.
MAIS depuis quelques années, on la trouve vivante sur nos marchés de juillet à novembre.
Une vingtaine de conchyliculteurs charentais se sont lancés dans l’aventure en complément des huîtres ou palourdes.
La crevette a besoin de chaleur et n’est élevée que de mi-mai à mi-octobre.
Ce sont des élevages de faible densité, 1 à 5 crevettes par m2.
Crustacé nocturne qui reste enfoui dans la vase le jour, elle se nourrit de proies vivantes présentes
dans le sédiment : vers polychètes, larves d’insectes, petits crustacés.
Certains ostréiculteurs associent huitres et crevettes dans leurs claires. Grace à leur remue-ménage dans la vase, elles remettent en suspension des nutriments qui donneront le bon goût des huitres « pousses en clair ». Une association bienvenue pour les ostréiculteurs et nos papilles.
La production annuelle française est d’environ 25 tonnes (production mondiale = 2 millions de tonnes).
Mangez des crevettes françaises, elles sont délicieuses et tellement meilleures fraîches.
Vous les trouverez chez certains ostréiculteurs qui viennent sur nos marchés ou bien sur place dans les marais.
Bon Appétit.
www.huitres-boyard.com /
http://www.papillesetpupilles.fr/2010/10/crevettes-imperiales-vivantes-des-marais-charentais.html/